Sortie botanique à Candé-sur-Beuvron

21 mars 2026

Pour notre deuxième sortie botanique il faisait beau et doux. Des températures souvent proches de 20°C depuis la fin février ont fait démarrer la végétation avec 15 jours d’avance. 21 personnes ont profité de cette belle journée pour nous accompagner.

Avant de gagner le boisement, centre d’intérêt du jour, nous avons longé le Beuvron et fait un premier arrêt pour admirer l’Ornithogale divergent (Ornithogalum divergens), une Asparagacée. A propos pourquoi Ornithogale (du grec ancien Ornis, oiseau et Gala, lait) ? Les grecs anciens auraient utilisé l’expression « lait d’oiseau » pour qualifier une chose merveilleuse et l’Ornithogale en était sans doute une à leurs yeux.

Ornithogalum divergens

Nous avons gagné rapidement le boisement tapissé de feuilles de Perce-neige (Galanthus nivalis) fanés depuis longtemps. Une autre Asparagacée bien connue de tous et visible toute l’année, cache pourtant sa floraison hivernale. Ses toutes petites fleurs semblent posées sur les feuilles ce qui serait un cas unique dans le monde végétal, en fait ce qui ressemble à une feuille est une tige aplatie appelée cladode. Cette plante aux multiples noms vernaculaires est le Fragon ou petit Houx (Ruscus aculeatus).

Fleur de Ruscus aculeatus

Le but de la sortie était, entre autres, la Fritillaire (Fritillaria meleagris) une Liliacée, mais nous n’en avons trouvé qu’un petit nombre cette année et presque toutes fanées. Très présente dans les prairies humides de Maine et Loire et Indre et Loire elle n’est présente que sur deux sites en Loir et Cher.

Fritillaria meleagris

Il faut avoir un œil aiguisé et un peu de chance pour trouver l’Adoxe moscatelline (Adoxa moschatellina), une Adoxacée au feuillage fragile vert-bleuté et aux toutes petites fleurs vertes en inflorescence cubique caractéristique. C’est une plante vivace aux rhizomes grêles.

Adoxa moschatellina

Une autre plante, tout aussi fragile, a été plus facile à repérer, ses petites fleurs blanches s’épanouissant au-dessus du feuillage, c’est l’Isopyre faux pigamon (Isopyrum thalictroides) C’est une Renonculacée vivace à rhizome.

Isopyrum thalictroides

ça et là quelques Corydales (Corydalis solida) étaient encore fleuries. Leurs fleurs pourprées à deux lèvres et munies d’un éperon ne laissent pas penser au premier abord que ce sont des Papavéracées comme les coquelicots. Ce sont des plantes vivaces à bulbe.

Corydalis solida

L’Adoxe moschatelline, l’Isopyre et la Corydale appartiennent à trois familles différentes mais peuvent être facilement confondues à l’état végétatif. Elles vivent dans le même milieu, ont un feuillage vert-bleuté très semblable qui disparaît très vite après floraison. Seule cette floraison permet d’éviter toute confusion. L’Isopyre et la Corydale sont des plantes protégées au niveau régionale

Les curieux de botanique du jour auront aussi pu admirer :

  • La Primevère élevée (Primula elatior), aux fleurs plus ouvertes que celles du Coucou (Primula veris) et munies d’un anneau orangé à l’intérieur de la corolle. C’est une Primulacée peu commune en Loir et Cher.

Primula elatior

  • La Pulmonaire affine (Pulmonaria affinis) seulement localisée au centre-ouest dans le Loir et Cher. Cette Borraginacée se distingue de la Pulmonaire à longues feuilles (Pulmonaria longifolia) par ses feuilles plus larges et par ses fleurs d’abord roses virant au bleu et au violet.

Pulmonaria affinis

  • L’Anémone Sylvie (Anémone nemorosa) Renonculacées formant souvent de vastes colonies

Anemone nemorosa

Le retour sur le chemin le long du Beuvron aura encore été l’occasion d’observer d’autres plantes fleuries, plus communes, nous les verrons encore à d’autres sorties.

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