Dimanche 9 août, la canicule revient, 38°C annoncés pour le milieu de la semaine, il fait déjà chaud, 34°C, mais la sortie a été maintenue, le circuit au bord du Beuvron est en grande partie à l’ombre. Quatre personnes sont venues dont la doyenne de la SHN, à 96 ans Josette n’a pas peur de la chaleur !
Une centaine d’espèces, encore fraîches, a été observée, un fossé profond qui a dû rester longtemps en eau après les pluies hivernales, un bras du Beuvron presque à sec et le bord du bras principal nous ont permis de faire de belles observations.
Dans le fossé c’est le trio estival des plantes fleuries
Pulicaire dysentérique Pulicaria dysenterica Astéracée
Plante indicatrice des milieux humides, cette belle astéracée jaune est une estivale très commune. Son nom latin indique ses usages passés. Pulicaria vient du latin Pulex : puce, on l’employait comme insecticide et dysenterica car on l’utilisait pour soigner la dysenterie.


Epilobe hirsute Epilobium hirsutum Onagracée
Pouvant dépasser le mètre de hauteur, c’est un des plus grands épilobes, ses grandes fleurs roses et son stigmate en croix le rendent facile à identifier. Ses graines munies d’une aigrette sont transportées par le vent.


La Salicaire Lythrum salicaria Lytracée
Son nom de Salicaire vient de la ressemblance de ses feuilles avec celles de certains saules. C’est une plante commune dans les lieux humides. Introduite en Amérique du nord elle y est devenue envahissante et y pose de nombreux problèmes.

Rubanier simple Sparganium emersum Typhacée
Plus rare que les précédentes, cette plante un peu étrange fréquente les berges des cours d’eau et des plans d’eau. Elle peut parfois se développer à l’intérieur même des cours d’eau, mais dans ce cas elle ne fleurit pas. Son nom de rubanier lui vient de la forme de ses feuilles en « ruban ». Les fleurs unisexuées n’ont pas de pétales, elles sont réunies en capitules sphériques, les mâles réduites à un bouquet d’étamines , sont au sommet de la tige.

Les souchets (Cyperus) se développent sur les grèves des cours d’eau, les bords exondés des étangs et dans les zones marécageuses. Nous en avons observés 2 espèces
Le Souchet de Micheli Cyperus michelianus Cyperacée
C’est le plus petit des souchets, c’est un annuel qui apparaît en été sur les zones délaissées par l’eau. En Loir et Cher il est essentiellement présent le long de la Loire.

Le Souchet long Cyperus longus Cyperacée
C’est le plus grand des souchets, c’est une plante vivace qui peut atteindre 1,5 m alors que le Souchet de Micheli dépasse rarement quelques cm. En nette régression en Loir et Cher, il existe moins de 10 stations modernes, il n’avait pas été revu à Cellettes depuis 1838 ! C’est une plante spectaculaire par sa taille et ses longues bractées dépassant l’inflorescence en ombelle.



