5 avril 2026
Il fait doux ce 5 avril mais les températures fraîches, avec quelques gelées depuis la sortie à Candé-sur-Beuvron, ont nettement ralenti le développement de la végétation.
Aucune rareté sur ce chemin forestier et les 13 personnes présentes auront l’occasion de revoir des plantes très communes mais dont on oublie les noms ou, pire, que l’on ne regarde pas.
Plus de 80 espèces observées sur quelques centaines de mètres, en voici quelques-unes parmi les plus fréquentes.
Crépide de Nîmes Crepis sancta Astéracée

Originaire de l’est du bassin méditerranéen elle est mentionnée pour la première fois en région Centre-Val de Loire en 1908. Elle est maintenant devenue très commune et souvent en grand nombre sur les sols secs plus ou moins calcaires. Elle est facile à reconnaître avec ses feuilles en rosette basale et ses hampes florales nombreuses et ramifiées. C’est l’Astéracée jaune la plus fréquente au début du printemps.
Alliaire Alliaria petiolata Brassicacée

Cette grande Brassicacée est commune partout dans les lieux ombragés en particulier en lisières de forêts et dans les haies. Son nom lui vient de l’odeur d’ail au froissement de ses feuilles, ses graines ont une saveur de moutarde. Toute la plante est comestible mais les feuilles et les racines deviennent très amères après le développement de la tige.
Potentille stérile (ou faux fraisier) Potentilla stérilis Rosacée
En fleurs parfois dès février en lisières et bords des chemins forestiers, elle est souvent confondue avec le Fraisier des bois (Fragaria vesca).


Elle s’en distingue principalement par 3 critères faciles à observer :
- Des feuilles velues, soyeuses-argentées à la face inférieure
- La dent terminale des folioles plus courte que ses voisines
- 5 pétales blancs échancrés, très espacés, dépassant peu le calice
Contrairement à son nom elle n’est pas stérile mais ne produit pas de fraise.
Lamier pourpre Lamium purpureum Lamiacée
Très fréquent et souvent abondant des jardins aux lisières des bois, ce lamier doit son nom à ses feuilles souvent colorées de pourpre. Il peut être observé toute l’année comme son « cousin » le Lamier maculé (Lamium maculatum), mais celui-ci préfère des sols frais à humides. Ses fleurs semblables à celles du Lamier pourpre sont beaucoup plus grandes comme sa taille et ses feuilles souvent maculées de blanc ou de noir.


Stellaire holostée Rabelera holostea Caryophyllacée

Cette espèce très commune pousse en grands peuplements dans les boisements de feuillus et les haies. C’est une vivace à souche traçante. Son nom Stellaria vient du latin stella qui signifie étoile.
Gléchome lierre-terrestre Glechoma hederacea Lamiacée

C’est une autre espèce très fréquente des lieux ombragés, elle peut couvrir de grandes surfaces grâce à ses stolons sur des sols riches en matière organique. Ses feuilles rondes, crénelées, ses fleurs violacées orientées du même côté groupées par 2-4 à l’aisselle des feuilles et sa forte odeur aromatique permettent de la distinguer de la Bugle rampante (Ajuga reptans) plus tardive. Malgré son nom de Lierre terrestre elle n’a rien à voir avec le Lierre grimpant (Hedera helix), elle est comestible, contrairement au Lierre grimpant mais à consommer avec modération en raison de ses huiles essentielles puissantes.
Nous reverrons ces quelques plantes à beaucoup de nos sorties printanières, n’oublions pas de les admirer malgré leur omniprésence.

